Les règles d'or du pigiste au top

Nous avons tous nos coups de blues, nos déceptions, nos coups de gueule, nosimperfections. Impossible d'être toujours au top, mais si l'on se prenait à rêver, voilà à quoi pourraient ressembler les règles d'or du pigiste...

 Et vous, quels seraient vos conseils ? Ecrivez-nous ! 

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Les règles d'or du pigiste organisé

Ce qui fait souvent peur, à la pige, c'est l'organisation. En réalité, ne pas réussir à se lever le matin est en fait un risque limité. Il faut bien gagner sa vie. Et honorer les commandes qui s'accumulent ! Pour enclencher ce cercle vertueux, mieux vaut s'astreindre à une certaine discipline pour :

  • Je suis méthodique dans ma veille d'infos et je consigne mes idées... sans les enterrer
  • J'archive mes notes
  • Je demande systématiquement les numéros de téléphone portable de mes contacts, au cas où, et je tiens mon répertoire à jour
  • Je vérifie et j'archive mes fiches de paie
  • J'analyse mes revenus par un tableau annuel de mes collaborations
  • J'envoie mes notes de frais
  • Je fais un relevé de piges et j'ose y mentionner les papiers non parus
  • Je tiens un agenda pour ne pas laisser passer les événements à venir
  • Je gère mes mails
  • Je demande ma carte de presse dès trois mois de collaborations et j'envoie mes demandes de renouvellement de carte de presse dès le dossier reçu, ou dès début janvier (très simple avec les fiches de paie de décembre récapitulant l'année précédente)
  • Je n'envahis pas l’appartement
  • J'éteins mon poste d'ordinateur chaque soir

 

 

Les règles d'or du pigiste qui garde la flamme 
  • Je relevè régulièrement un défi plaisir : démarcher une collaboration qui me plait vraiment, sur des thématiques qui me passionnent. 
  • Je me souviens de mes idéaux de journalisme, en profitant d’être - peut-être - moins sous pression que les journalistes en pied pour bien faire mon travail, d’un point de vue déontologique, voire faire de l’investigation, si j' accepte le revers économique.
  • Je cesse de m'accrocher à une collaboration anxiogène, qui paye au lance-pierre, me donne honte une fois le papier paru, ou dont le rédacteur en chef n'est pas pro. Etre pigiste est souvent difficile, mais au moins, je peux plus facilement prendre mes jambes à mon cou qu’un permanent. Il faut savoir utiliser cette liberté. 
  • Au moins une fois par an, je me remémore les reportages, rencontres et enquêtes qui m'ont vraiment instruit, dépaysé, rendu fier de faire mon métier
  • Je me forme : pour ne pas risquer de me sentir un jour dépassé, ne pas me voir reprocher par mes donneurs d’ordres de ne pas être à la hauteur, et surtout, parce que c'est super sympa d'apprendre sans cesse, de rencontrer d'autres journalistes, de se lancer des défis
  • Je candidate à des prix 
  • Je  recycle un même sujet pour plusieurs supports : gagner +, avoir le plaisir d'explorer un sujet de fond en comble. 
  • Je n'hésite pas à dire non quand une demande d'un employeur me paraît contraire à mes principes
  • Je me donne à fond lors des cycles hauts, et je ne me décourage pas lors des cycles bas. Après la pluie, le beau temps !
  • Je souffle, quand il le faut (halte à la culpabilité, on a le droit de faire autre chose !)
  • Je m’engage à la CFDT, ou dans toute autre forme d'action collective, au profit de la progression de tous ! car en prenant soin les uns des autres, on se sent utile, et cela fait du bien de se décentrer un peu

 

Les règles d'or du pigiste pas dupe
  • Je suis conscient que je suis un salarié, donc avec des droits  : être payé en salaire, ne pas être licencié sur un simple coup de fil…
  • Je n’accepte pas d’être payé en droits d’auteur, comme intermittent du spectacle ou comme auto-entrepreneur pour des travaux journalistiques.
  • Je vérifie systématiquement ma fiche de paie.
  • Même si j’ai le sentiment que tout va bien, je demande régulièrement, au minimum une fois par an, à faire le point, pour avoir un retour sur mon travail
  • Je garde trace de mes propositions de piges, de mes commandes, et de toutes mes relations avec mes donneurs d’ordre, y compris les mails de félicitations !
  •  Je ne mets pas tous mes œufs dans le même panier : je diversifie mes collaborations.
  • Je lis la convention collective
  • Je lis le guide de la pige
  • J'épluche le site Pigistes CFDT

 

Les règles d'or du pigiste ni paniqué ni parano

Quand l'on se sent moins en confiance, plus en délicatesse, ou que ça sent carrément le roussi, voici une petite méthodo anti-panique

  • Je ne laisse pas courir une situation délicate  : j’en parle avec mon donneur d’ordre et je demande conseil à un représentant du personnel.
  • Je demande leur avis à des pigistes d'une même rédaction : peut-être sont-ils tous dans le même cas, et je ne suis pas visé
  • Je reste toujours cordial et poli : certes j'ai des droits et des textes qui plaident pour moi, mais je ne dégaine pas le code du travail à tout bout de champ. Je gradue ma réplique !
  • Je demande conseil à un délégué du personnel ou l'inspecteur du travail. 

 

Les règles d’or du pigiste que les employeurs aiment bien

On ne va pas faire ici l'apologie des fayots, mais une petite dose de bonne volonté ne fait pas de mal !

  • J’essaie de ne pas me faire oublier : j’évite de laisser de très longues périodes sans faire de propositions 
  • Je passe quand j’en ai l’occasion à la rédaction pour nouer des liens plus étroits
  • Je donne satisfaction : respect des délais, des longueurs, orthographe et typo impeccables, écriture soignée, vérification de l'info...
  • Je réagis aussitôt aux mails de mes donneurs d'ordre
  • Je n'hésite pas à demander confirmation ou précision d'un angle. Mieux vaut "déranger" son donneur d'ordre en amont que rendre une production à côté, risquant de le mettre en difficulté.
  • Je préviens quand je prévois une grosse période d'indisponibilité.
  • Je m'intéresse à la vie des principales rédactions auxquelles je collabore
  • Je dis à mes donneurs d'ordre quand la collaboration a été plaisante. La reconnaissance, ça va dans les deux sens.

 

Les règles d'or du pigiste que les autres pigistes aiment bien
  •  Je respecte les autres pigistes, je ne marche pas sur leurs plates-bandes.
  •  Je partage, dans une certaine mesure, mes infos avec les autres pigistes d'une même rédaction : les besoins exprimés par tel donneur d'ordre, la réflexion en cours sur une nouvelle formule....
  • Je transmets les communiqués de presse qui peuvent intéresser les collègues
  • Je ne reste pas seul  dans mon coin, je communique avec d’autres pigistes et journalistes en général : aux 48h de la pige, sur la liste piges, dans un collectif de pigistes, dans mon club de la presse (voir à l'onglet "liens")
  • Je propose mon aide, pour aider un jeune pigiste à se lancer, pour relire un papier avant envoi...
  • J'assume mes réussites et mes échecs, sans être donneur de leçons
  • Je cherche des solutions à des problèmes partagés : dans les textes, en passant un coup de fil à la RH.... et je partage l'info !